Dans les entrailles de la machine électorale américaine

C’est jour de vote aux États-Unis pour les élections de mi-mandat. Il s’agit de renouveler l’ensemble de la Chambre des représentants à Washington et un tiers du Sénat, et donc de désigner la majorité au Congrès pour les deux prochaines années. Les responsables locaux sont également désignés. Tout cela se passe alors que la régularité des élections est de plus en plus contestée, notamment côté républicain. Dans le pays, les scrutins nationaux sont organisés localement : dans chaque comté de chaque État. Ce sont les gens qui organisent les élections sur le terrain qui sont directement confrontés au déni électoral. Ils ont du mal à le comprendre et pourtant ils continuent à y croire et à organiser des élections du mieux qu’ils peuvent. « Dans les entrailles de la machine électorale américaine », un Grand reportage de Guillaume Naudin, réalisation : Pauline Leduc.  

2022-11-08 12:30:02 Lire l'article

Cameroun: 40 ans de présidence Biya et des lendemains incertains

Combien de temps encore Paul Biya sera-t-il le président du Cameroun ? Assumée ou inavouée, la question irrigue les débats. Paul Biya aura 90 ans en février 2023. Il est au milieu de son septième mandat et garde le mystère sur ses intentions pour 2025 et sur ses préférences, s'il en a, sur le scénario de l'après-Biya. Le 6 novembre 2022, son parti a célébré les 40 ans de son accession à la présidence en 1982. Une occasion pour le RDPC de démontrer sa position dominante... tandis que les opposants dénoncent le manque d’ouverture politique. «Cameroun: 40 ans de présidence Biya et des lendemains incertains», un Grand reportage d'Amélie Tulet, réalisé par Donatien Cahu.

2022-11-30 12:30:04 Lire l'article

Mondial du Qatar: les familles des travailleurs népalais réclament justice

Les stades et autres infrastructures du Mondial de football du Qatar ont, en grande partie, été construits par des ouvriers népalais. Or, dans cet Émirat, les conditions de travail sont extrêmement difficiles, voire périlleuses : depuis 10 ans, plus de 1 000 ouvriers népalais sont décédés au Qatar, souvent dans des conditions suspectes. « Mondial du Qatar: les familles des travailleurs népalais réclament justice », Sébastien Farcis.   Diaporama (Photos © Sophie Rodriguez)

2022-11-21 11:10:10 Lire l'article

Les Pays-Bas face au défi de la montée des eaux

Un tiers des Pays-Bas se trouve sous le niveau de la mer. Ce pays du nord de l’Europe a toujours vécu entouré d’eau, il subit régulièrement des inondations. Pourtant, il s’est adapté en gagnant des terres sur la mer, les fameux polders, et en créant des barrières protectrices. Mais avec le réchauffement climatique, les phénomènes météo extrêmes se multiplient et le niveau de la mer pourrait monter jusqu’à 2 mètres d’ici 2100. « Les Pays-Bas face au défi de la montée des eaux », un Grand reportage de Murielle Paradon. Réalisation : Ewa Piedel.   Diaporama

2022-11-14 12:35:02 Lire l'article

Le paradoxe suédois: entre modèle et illusion climatique

La Suède, un pays considéré comme un modèle en terme d’écologie et qui est souvent idéalisé dans l’imaginaire collectif. Il faut dire que le pays a su développer, depuis plusieurs décennies, une politique climatique que de nombreux autres pays occidentaux lui envient. En France, le président Emmanuel Macron a même fait de la Suède une source d’inspiration. Mais, la Suède est aussi un pays de contradiction : à la pointe en termes de tri sélectif, de recyclage et d’énergies vertes, elle est aussi la patrie d’IKEA et d’H&M, des enseignes qui ont exporté un modèle basé sur l’hyperconsommation qui a conquis de nombreux pays dans le monde. Et il faudrait aujourd’hui plus de 4 planètes si le reste du monde se mettait à vivre comme les Suédois. «Le paradoxe suédois : entre modèle et illusion climatique», un Grand reportage signé Anne Verdaguer. Réalisation : Pauline Leduc.   Rediffusion du 1 juillet 2022.

2022-11-04 13:10:01 Lire l'article

Les Américains face à l’inflation

À cinq jours des élections de mi-mandat aux États-Unis les nouvelles économiques ne sont pas bonnes pour le président Joe Biden et les candidats du parti démocrate : les prix continuent de s’envoler dans presque tous les secteurs - du jamais vu outre-Atlantique depuis 40 ans. Loin devant les autres thèmes de campagne, comme l’avortement ou les menaces qui pèsent sur la démocratie américaine, la préoccupation numéro 1 des électeurs cette année est l’inflation. 46% des Américains se sentent désormais « financièrement vulnérables ». Au mois de mars ils n’étaient que 37%. Comment s’organise le quotidien quand le coût de la vie devient trop cher ? « Les Américains face à l’inflation », c’est un Grand reportage de Stefanie Schüler.

2022-11-03 13:10:02 Lire l'article

L'arnaque du lait au Pakistan, un désastre sanitaire

Le Pakistan est le quatrième producteur mondial de lait au monde. 35 à 40 millions de personnes dépendent de la production laitière au Pakistan. Ce géant démographique avec une population de 220 millions de personnes, est aussi l’un des principaux consommateurs de produits laitiers. La production est essentiellement artisanale et échappe largement au contrôle sanitaire.   80 % du lait s’achète en vrac et non traité. Une aubaine pour les producteurs et les revendeurs crapuleux… mais aussi pour les fermiers qui tentent de survivre à l’inflation et font face à la fonte de leurs bénéfices. Certains ont recours à des méthodes peu scrupuleuses pour augmenter le volume du précieux liquide.   «L'arnaque du lait au Pakistan, un désastre sanitaire», un Grand reportage de Sonia Ghezali et Shahzaib Wahlah. (Rediffusion du 26 janvier 2022)

2022-12-02 12:30:02 Lire l'article

L’Égypte, hôte de la COP27

La COP27 débute aujourd’hui (7 novembre 2022). La station balnéaire de Charm el- Cheikh, en Égypte, voit arriver depuis hier soir (6 novembre 2022) des délégations du monde entier. Emmanuel Macron, Joe Biden, Giorgia Meloni… Les pays riches sont attendus au tournant, lors de cette COP africaine. Lors des accords de Paris, ils avaient promis 100 milliards de dollars par an aux pays les plus vulnérables. Mais, l’Occident rechigne. En attendant, l’Égypte ne boude pas son plaisir. Mais, les ONG craignent ne pas pouvoir s'exprimer dans cette dictature où les manifestations sont interdites. «L’Égypte, hôte de la COP27», un Grand reportage d’Édouard Dropsy.

2022-11-07 12:41:44 Lire l'article

Au Canada, la jeunesse autochtone renoue avec son identité

Le chômage, le manque de logements, les maladies chroniques, c’est le quotidien des premières nations du Québec, dont près de la moitié vivent dans des réserves surpeuplées imposées par le gouvernement du Canada au XIXè siècle. Confrontés à cette réalité, une partie des jeunes tentent de trouver de nouveaux chemins pour se dessiner un avenir. C’est le cas, notamment, dans certaines réserves où vivent des Innus, une des 11 nations autochtones du Québec. «Au Canada, la jeunesse autochtone renoue avec son identité», un Grand reportage de Pascale Guéricolas.

2022-11-29 12:30:02 Lire l'article

En Suisse, les cyclistes afghanes remontent en selle

Loin des grands tours cyclistes, loin des grandes compétitions, c'est une course un peu particulière qui s'est tenue la semaine dernière en Suisse, à Aigle, au siège de l'Union cycliste internationale. Le championnat féminin d'Afghanistan, organisé pour la toute première fois depuis que les talibans ont repris le pouvoir à Kaboul en août 2021...  Elles étaient 50 concurrentes à enfourcher leur vélo. Des Afghanes venues du monde entier pour l'occasion : du Canada, de France, d'Italie d'Allemagne ou même de Singapour. Elles ont retrouvé le parfum du bitume et celui de la liberté. « En Suisse, les cyclistes afghanes remontent en selle », un Grand reportage de Martin Guez.

2022-11-01 13:10:02 Lire l'article

Fidji, des îles du Pacifique en première ligne

Élévation du niveau de la mer, réchauffement et acidification de l’océan… sans compter les inondations, sécheresses et catastrophes naturelles à répétition, les nations du Pacifique sont en danger de disparition totale, comme l’alerte le dernier rapport du GIEC. Les regards des pays insulaires sont tournés vers la COP. Aux îles Fidji, la santé et la sécurité alimentaire des 900 000 habitants sont déjà en danger. Les conséquences du réchauffement climatique, c’est pour eux le quotidien. De notre envoyée spéciale aux Fidji, Le petit village de Narikoso, sur l’île d’Ono, dans l’archipel de Kadavu, petit bout de paradis au bord de l’eau bleu turquoise, n’est accessible que par bateau. À peine le pied posé à terre, force est de constater que l’océan s’est déjà frayé un chemin entre les maisons faites de planches de bois et de toits en taule. Katerina Ravasea, la chef du village, a le regard espiègle, mais la voix triste, lorsqu’elle explique que depuis quelques années, l’océan ne cesse de se rapprocher de sa maison. « On voit l’eau monter, de plus en plus, et les vagues passent par-dessus le mur de pierre que nous avons construit pour empêcher l’eau de nous envahir. C’est ma maison ici, c’est ici que je veux mourir malgré tout. »  Le gouvernement s’est rendu dans le village et a promis d’aider les habitants à déménager. « Sur les 23 maisons que le gouvernement nous a promis de déplacer, seulement sept l’ont été. Nous attendons qu’on vienne pour les autres, depuis des mois. Ce qui me blesse, c'est qu’on nous a promis des choses et nous attendons toujours ». Katerina Ravasea explique qu’une équipe de scientifiques est venue inspecter les sols et ils ont fait état de la présence d’eau en dessous des maisons du village. La chef sait que quoi qu’il arrive, il faudra déplacer tout le monde.  Certains habitants du village ont déjà déménagé. C’est le cas de Joseva Rabonu, père de deux enfants. Il habitait sur le bord de mer, sa maison est à présent située un peu plus haut, sur une colline. « J’ai voulu déménager, car les anciens du village qui vivaient ici n’avaient pas de problèmes, mais nous, on voit bien la différence, observe-t-il.Ceux de ma génération, on sait très bien que le changement climatique existe, je vois de mes propres yeux le niveau de la mer monter. Vous voyez le mur de pierres là-bas ? Avant, il était au sec, maintenant la mer est passée par-dessus. » Sa crainte principale aujourd’hui, c’est de savoir où ses enfants pourront vivre. « Je pense qu’il sera difficile de vivre ici pour eux. C’est pour ça qu’on se relocalise plus haut, même si je porte toujours mon ancienne maison dans mon cœur. Mais l’eau monte à une vitesse folle et on constate aussi l’érosion du sol. Mieux vaut vivre plus haut. Même si maintenant, il faut tout porter en haut de la colline… Quand on va pêcher, c’est ça le plus difficile, la distance. » Catastrophes naturelles plus fréquentes Les villages en bord de mer sont affectés par la montée du niveau de la mer, mais ceux qui se trouvent en hauteur subissent aussi les conséquences du réchauffement climatique, car les rivières le long desquelles ils se sont installés ne cessent de grossir, notamment à cause de l’érosion des sols, provoquant des inondations sans précédent.    C’est le cas dans le village de Naqali, situé à une trentaine de kilomètres au nord de Suva, la capitale des îles Fidji. Dans cette verdure luxuriante, une rivière gonflée traverse les plantations longées de bananiers. « Avant je pouvais franchir cette rivière à pied, si facilement, mais maintenant, c'est trop large et trop profond », explique Mosese Vosabeci, le représentant du village.  Vêtu de sa chemise traditionnelle bleue et fleurie et de son sulu, la jupe noire que portent les hommes aux Fidji, il nous emmène devant les champs qui appartiennent au village. D’un geste de la main, il montre là où l’eau s'engouffre lors de grandes crues. « Ce qui est dangereux, c’est que la rivière monte et recouvre nos plantations qui se trouvent un peu plus bas que nos maisons. Sauf que lorsque nos plantes sont touchées, ce sont nos provisions qui le sont aussi, car nous dépendons de nos plantes pour nous nourrir, mais aussi pour les vendre au marché, c’est ce qui nous rapporte de l’argent, et c’est ce qui nous permet d’envoyer nos enfants à l’école ».  Maritana Korosinu, une jeune femme d’une trentaine d’années, vit à Naqali depuis dix ans. Ici, elle cultive du taro, le cousin polynésien de la pomme de terre. Le changement climatique, pour elle, cela veut parfois dire tout reconstruire et repartir à zéro. « Ces plantations, c'est notre source de revenus, c'est grâce à ces plantes que nous aidons nos enfants et notre famille à se nourrir et à gagner de l'argent. Quand les cyclones nous frappent, nous sommes durement touchés. » Elle raconte qu’elle voit le changement de climat comparé à l’époque où elle est arrivée à Naqali. « Maintenant, tout a changé, il y a plus de cyclones, nous luttons beaucoup plus qu’avant. Quand un cyclone arrive ici, nos moyens de subsistance sont complètement détruits parce que nous dépendons entièrement de nos cultures pour gagner notre vie et élever nos enfants. »  Préparer le territoire Le changement climatique est une réalité bien présente aux îles Fidji, comme partout ailleurs dans le Pacifique. Parmi les solutions possibles pour lutter contre de trop grands changements, il y a celles basées sur la nature, comme planter des mangroves. « La mangrove joue un rôle important dans l'écosystème côtier et marin. C'est là que les poissons viennent et pondent leurs œufs. La plupart des poissons viennent pondre dans les zones de mangrove et repartent vers les zones de récifs, donc la mangrove est un trésor dans les zones côtières », explique Etika Qica, qui travaille au sein de l’UICN, un réseau qui réunit et mobilise les connaissances et les ressources de plus de 1400 organisations environnementales à travers le monde.  « Elles empêchent l'érosion côtière, s’il y a de fortes pluies qui secouent la mer, les vagues frappent d'abord la mangrove avant d'atteindre le récif, c'est pourquoi la mangrove n'est pas un endroit agréable pour se promener, c'est très boueux, mais ces boues sont vraiment planifiées stratégiquement par la nature pour absorber tous les polluants avant qu'ils n'atteignent le récif corallien. Enlevez la mangrove et vous tuez tous vos magnifiques récifs coralliens à côté. Et bien sûr, toutes les formes de vie qui s’y trouvent », prévient-il. Mais planter de la mangrove n’est pas suffisant selon lui. Il est temps de penser à des solutions adaptées. « Ce qui nous inquiète tous, c'est de savoir où nous allons aller, où nous vivrons. On prévoit que la plupart de nos îles seront sous l'eau dans les 50 prochaines années. Vous l'entendez, mais vous n'y croyez pas vraiment. Si vous vivez sur un atoll, l'augmentation du niveau de la mer est une réalité, d'autant plus quand vous avez les grandes marées. Mais je pense que même nos solutions basées sur la nature ne pourront pas relever le défi. Nous avons besoin maintenant d'aider la nature. Il est temps que nous trouvions des infrastructures vertes pour aider nos zones côtières. Planter des mangroves ne suffira pas. » L’UICN collabore avec les locaux pour construire des murs marins, aider à la reconstruction des récifs coralliens afin de réduire les impacts sur les zones côtières. « C'est vraiment urgent. Il faudra redessiner nos villages. Où va-t-on les relocaliser ? Il faut être proactif. Et ne laissez pas nos communautés se débrouiller avec ça. Nous sommes confrontés chaque année à des pertes de vies humaines, dans certaines de ces communautés côtières, car elles ne sont pas prêtes. » Perte de la terre au détriment de la mer Les scientifiques qui travaillent au sein de la Communauté du Pacifique, la principale organisation scientifique et technique régionale, accompagnant le développement de la région, tentent au mieux d’alerter sur les risques qu’encourent les îles de la région face au réchauffement climatique.  Ils ont créé une maquette en 3D d’un atoll et étudié l'impact de l'élévation du niveau de la mer et de l'inondation sur les îles basses. Selon eux, si le niveau de l’océan augmente de 80 cm d’ici 2100, un grand nombre de petites îles seront complètement inondées et leurs sources d’eau potable empoisonnées par l’eau salée : elles deviendront inhabitables.  « Je pense que nous ne saisissons toujours pas l'urgence et le besoin que nous avons dans la région en matière d'adaptation au climat, élabore Hervé Damlamian, le chef de projet prévision et surveillance des océans. Pour le moment, on met de la rustine à droite à gauche. Les problèmes sont encore abordés de façon sectorielle, mais ce n'est absolument pas ce dont notre région a besoin ». L’océanographe explique la nécessité de cartographier les vulnérabilités des îles du Pacifique. « Il faut s'atteler à la sécurité alimentaire, examiner la question des transports, de la connectivité et de l'énergie. S’assurer d’avoir de l’eau potable. Nous avons besoin d’une ligne conductrice de notre adaptation qui peut vraiment s'attaquer à tous ces problèmes de vulnérabilité en même temps. Si nous voulons vraiment être honnête sur les besoins de la région en termes d'adaptation, avoir ces petits fonds dédiés pour une approche sectorielle autour de l'adaptation au climat, ça ne va pas suffire et nous allons droit au mur. Ce dont nous avons besoin, c'est d'augmenter nos financements et nos investissements.» Malgré tout, il est cependant encore tout à fait possible d’agir selon lui et c’est la raison pour laquelle les regards sont tournés vers la COP27. « Il y a beaucoup de frustrations dans la région lorsque l’on voit les différentes COP se dérouler, nous les suivons avec grande attention. C’est à la fois porteur d’espoir et de frustrations auxquelles les communautés du Pacifique sont confrontées. Pour nous qui vivons et respirons dans cette partie du monde, il semble évident que le besoin est urgent et que nous n'avons plus le temps d'attendre, nous n'avons plus le temps d’appliquer des rustines un peu partout, avec de petits investissements. Nous aimerions voir peut-être un peu plus d'ambition et d'engagement de la part des pays développés comme la France pour vraiment s'engager dans cette voie. Il faut soutenir ces cultures uniques et les identités culturelles que nous avons dans la région du Pacifique et s'assurer que ces identités et ces cultures qui font partie de notre patrimoine mondial seront toujours là pour les générations futures et que nous vivrons toujours tous ici. »

2022-11-09 12:30:02 Lire l'article

Aux Pays-Bas, les migrants restent à quai

Où héberger les demandeurs d’asile dans un pays qui traverse une crise du logement sans précédent ? Aux Pays-Bas, faute de place durant l’été dans le seul centre d’enregistrement, 700 personnes ont dû dormir à l’extérieur de la structure, à même le sol. Un nourrisson est décédé. Pour répondre à l’urgence, le gouvernement a affrété en septembre 2022, deux bateaux de croisière pour une durée de six mois. En attendant qu’une solution plus pérenne soit trouvée. « Aux Pays-Bas, les migrants restent à quai », un Grand reportage de Nicolas Feldmann. Réalisation : Donatien Cahu.

2022-11-24 12:30:02 Lire l'article

États-Unis: les hispaniques au cœur de la dynamique électorale

À une semaine des élections de mi-mandat aux États-Unis, une catégorie de la population est particulièrement courtisée : les Américains hispaniques. Historiquement démocrate et plutôt abstentionniste, cette population jeune est en train de s’affirmer… et de changer de camp. De plus en plus se présentent comme des conservateurs, des républicains, voire des convaincus de l’idéologie de Donald Trump.  Houston compte la population hispanique qui a le plus augmenté de tous les États-Unis ces 10 dernières années, + 363 000 personnes. Aujourd’hui, forte de deux millions d’hispaniques, elle est devenue la deuxième ville de cette communauté, derrière Los Angeles (4,8 millions). « États-Unis : les hispaniques au coeur de la dynamique électorale », c’est le Grand reportage de Thomas Harms, à Houston.

2022-11-02 13:10:02 Lire l'article

Changement climatique: Paris s'adapte

C’était le 3 septembre 2022… Anne Hidalgo, la maire de Paris, annonçait un plan de sobriété énergétique. Objectif : alléger la facture de gaz et d’électricité, comme le demande le gouvernement pour faire face à la flambée des prix de l’énergie. Objectif aussi : lutter contre le changement climatique puisque notre utilisation des énergies fossiles, gaz, pétrole et charbon, est la principale source d’émission de gaz à effet de serre, et donc du réchauffement climatique. Mais, ce plan d’urgence ne suffira pas. Dans un monde en surchauffe, la capitale française comme toutes les villes du globe, devra aussi se transformer pour rester vivable à l’avenir. «Paris s’adapte». Un Grand reportage de Jeanne Richard.

2022-11-15 12:30:02 Lire l'article

La décarbonation de la France passera par Dunkerque

La neutralité carbone dès 2050, c'est l'objectif ambitieux que s'est fixé la France qui concentre la majorité de ses émissions de CO2 sur ses grands bassins industriels. L'un d'entre eux, en particulier, devra fournir un effort considérable, il s'agit de celui de Dunkerque dans le nord du pays qui, à lui seul, génère 21% des émissions industrielles de la France avec ses 460 entreprises industrielles et son port de commerce. L'agglomération s'est saisie à bras le corps du sujet depuis déjà quelques années, et a fait de la décarbonation un enjeu stratégique dont dépend son avenir économique. « La décarbonation de la France passera par Dunkerque », un Grand reportage signé Anne Verdaguer.

2022-11-11 12:35:01 Lire l'article

Le pari crypto en Centrafrique: miracle ou mirage?

Il y a 7 mois, le 22 avril 2022, l’Assemblée nationale centrafricaine adoptait une loi légalisant l’utilisation des cryptomonnaies dans le pays. Le bitcoin devenait une monnaie officielle, à côté du franc CFA, et le gouvernement lançait en juillet 2022 le projet Sango, sa propre monnaie numérique, censée transformer radicalement l’économie. Révolution pour les uns, impasse voire arnaque pour les autres, les avis sont tranchés sur ce projet qui peine à démarrer. «Le pari crypto en Centrafrique : miracle ou mirage ?», un Grand reportage à Bangui de François Mazet et Rolf-Steve Domia-Leu.

2022-11-22 12:30:03 Lire l'article

Phoenix: une ville en première ligne du changement climatique

  Phoenix, la capitale de l’Arizona, est la ville la plus chaude des États-Unis. Construite en plein désert, les températures en été affichent désormais régulièrement 45° en journée, et rarement en dessous de 30° la nuit. Conséquence du réchauffement planétaire et du développement urbain, la chaleur extrême fait chaque année plus de morts. La jeune maire démocrate veut renverser la tendance. Son objectif : faire de Phoenix la ville la plus durable des États-Unis. Pour cela, il faut impérativement faire baisser la température dans la cité, mais aussi utiliser son ensoleillement exceptionnel pour entamer la transition énergétique. En attendant les résultats tangibles de cette nouvelle politique, les habitants de Phoenix doivent s'adapter. « Phoenix : une ville en première ligne du changement climatique », un Grand reportage de Stefanie Schüler.

2022-11-10 12:30:02 Lire l'article

Nigeria: partir à tout prix

Au Nigeria, toute une jeunesse rêve de «japa» - un mot yoruba qui signifie littéralement «s'enfuir», «s'échapper» - en somme, «quitter le pays et partir pour l'étranger». Alors que les enfants des classes moyennes et supérieures tentent d'obtenir des bourses d'études avant de se faire embaucher en Grande-Bretagne ou aux États-Unis, les plus pauvres n'hésitent pas à prendre la route, dans l'espoir de traverser la Méditerranée. Dans le sud-est du Nigeria, de très nombreuses initiatives ont été mises en place ces dernières années afin de retenir la jeunesse et d'encourager les retours «volontaires». «Nigeria: partir à tout prix», un Grand reportage de Liza Fabbian.

2022-11-28 12:52:04 Lire l'article

Torturés sous l’occupation russe: des témoins racontent

En visitant la ville de Kherson, récemment libérée, Volodymyr Zelensky a affirmé que des crimes de guerre y avaient été commis. Selon le président ukrainien, les forces russes sont responsables des «mêmes atrocités» que dans d’autres régions d’Ukraine qu’elles occupaient. Libérée en grande partie en septembre-octobre, la région de Kharkiv a aussi connu son lot de violences. Des militaires russes et leurs alliés des entités séparatistes de Louhansk et Donetsk y ont pratiqué des exécutions sommaires et des tortures. Les équipes de l’enquêteur en chef de la région de Kharkiv ont mis au jour au moins 22 sites russes utilisés pour torturer des Ukrainiens.  «Torturés sous l’occupation russe : des témoins racontent», un Grand reportage d’Anastasia Becchio et Boris Vichith.  Réalisation : Ewa Piedel. 

2022-11-23 12:30:02 Lire l'article

Pénurie de main-d'œuvre en France: quand la balle change de camp

Le chômage a baissé, ces dernières années, en France. Mais avec un taux à 7,4%, l'Hexagone ne flirte pas encore avec le plein emploi. Pourtant, dans certains secteurs d'activité, le marché de l'emploi est tendu. Chauffeurs, chaudronniers, aides à domicile ou encore ingénieurs, de nombreux métiers peinent à recruter. Un chiffre, l'an dernier (2021), 44 % des employeurs anticipaient des difficultés au moment du recrutement à tel point que certains commencent à changer leurs pratiques. «Pénurie de main-d'œuvre en France : quand la balle change de camp», un Grand reportage de Pauline Gleize.      

2022-11-25 12:30:03 Lire l'article

Inde: les laissés-pour-compte du «modèle du Gujarat»

L’État du Gujarat, aussi peuplé que la France, élit à partir de ce jeudi 1er décembre son Assemblée. C’est ici que Narendra Modi a bâti sa légende avant de prendre la tête de l'Inde. Dans cet État vitrine, on trouve des ponts et autoroutes flambants neufs, la plus grande statue du monde, le plus grand stade de cricket du monde. Mais les populations tribales, les musulmans et les basses castes semblent oubliés par le modèle des nationalistes hindous. De notre correspondant en Inde, Dans la ville de Vadodara, ils sont des milliers à être venus voir leur héros, Narendra Modi. Ancien ministre en chef du Gujarat, le Premier ministre indien fait campagne activement dans « son » État, qu’il aime présenter comme un modèle. « Le BJP, c'est synonyme de développement », juge, parmi la foule, Jadhi Shahire, 46 ans. « Modi l’a prouvé avec de nombreuses usines et des infrastructures de classe mondiale au Gujarat. Les autres États devraient s’en inspirer ! » Parmi les dernières réalisations du BJP dans le Gujarat, la plus grande statue du monde (182 mètres), érigée à côté d’un barrage géant. Un chantier que Ramesh Vasava, défenseur des populations locales, semble moins apprécier que les touristes : « L'eau stockée dans le barrage permet de générer de l'électricité et d’alimenter des fermes éloignées. Les touristes, certains agriculteurs, les entrepreneurs, sont contents. Mais les locaux, eux, se sont fait voler leurs terres et n’ont plus d’eau. » Au bord d’une route neuve, des familles expulsées tentent de manifester. « On a été informés la veille et embarqués sur un camion avec nos bagages », raconte Balu Bhai, 49 ans. « Tout le monde devrait être relogé correctement, mais le BJP a supprimé cette clause. Environ 15 000 personnes sont affectées. » Un homme âgé brandit des documents de propriété. « J’ai été déplacé dans un village qui est devenu une île à cause de la montée des eaux liée au barrage. Il faut prendre le bateau pour y accéder et il n’y a pas d'électricité ! Le gouvernement fait la sourde oreille. » Ambiance plus détendue sur les berges rénovées de la rivière Sabarmati, qui traverse Ahmedabad, la grande agglomération du Gujarat, avec 8 millions d'habitants. « Ce qu’a fait le BJP pour la ville, c’est excellent pour les personnes âgées », se réjouit un couple venu admirer un nouveau pont piéton futuriste.  Des indicateurs peu flatteurs Plus au nord, s’élance le plus grand stade du monde, baptisé au nom de l’enfant prodige du Gujarat. « Modi est notre héros », explique un de ses partisans. « Il a fourni de l'électricité et de l'eau à tous les villages. L’opposition parle d’inégalités pour polémiquer. » Un enthousiasme qui se heurte à la réalité. Si le PIB du Gujarat le place en cinquième position parmi les États indiens, l’indicateur de développement humain (IDH) est à la traîne, en 21e position. Le Gujarat ne consacre que 13% de son budget à l'éducation, une somme faible et inégalement répartie. « Dans 92% des villages, les Intouchables ne peuvent entrer dans les temples. Dans 54% des écoles publiques, ils font une queue séparée pour le déjeuner », dénonce Martin Macwan, défenseur des droits humains et co-auteur d'une importante étude. « Le "Modèle du Gujarat" coexiste très bien avec les inégalités. » Dans l’immense bidonville musulman de Bombay Hotel, coincé entre un lac toxique et une décharge géante, ces inégalités sautent aux yeux. Rashida, la cinquantaine, travaille pour l’association Jan Vikas. « Les gens ont été forcés de s'installer dans ce véritable trou à merde », lance la travailleuse sociale. « J’essaie de faire ce que je peux pour améliorer leur sort. » « L'odeur est abominable et les déchets s'infiltrent dans les maisons », se plaint auprès d’elle une femme âgée. « Cela crée énormément de maladies que les gens n'ont pas les moyens de soigner. On doit cuire nos aliments avec du plastique, faute de pouvoir acheter du bois. » Le souvenir tenace des émeutes de 2002 Comme beaucoup, Rachida s’est installée ici après les terribles émeutes anti-musulmanes de 2002. « Un jour, on a appris que des musulmans avaient fait brûler un train. Je ne voulais pas y croire. Mais une foule d’hindous extrémistes est venue nous tuer et nous avons dû fuir. » Vingt ans plus tard, la tragédie hante encore les esprits et ghettoïse le tissu urbain. « Après 2002, on m'a viré de mon usine sous le motif que j'étais musulman », raconte Muaf Seikh, 64 ans. « Aujourd’hui, même un petit marchand de légumes musulman se voit demander ses papiers lorsqu’il s’aventure dans un quartier hindou. » Les discriminations ne touchent pas que les musulmans ou tribaux. Juste à côté de l’Ashram de Gandhi, icône de la nation et opposant aux castes, se cache un bidonville. « Nous n'avons pas d'électricité et on doit pirater l'eau sur les tuyaux de la ville », se plaint Ishwar, hindou de basse caste, né ici il y a 30 ans. « Lorsque des VIP rendent hommage à Gandhi, la municipalité installe des filets pour nous cacher. »  En dépit de ces injustices, de la concurrence du parti du Congrès ou de l’AAP, le BJP peut compter sur une majorité confortable, juge Deepali Trivedi, fondatrice du média indépendant Vibes of India. « Les indicateurs de développement humains, ça n'a pas beaucoup d’impacts ici. Ce qui compte, ça reste malheureusement l’identité, la caste, la communauté. »

2022-12-01 12:30:03 Lire l'article

En Suède, la sombre histoire de l’Institut de biologie raciale

C’est dans la ville universitaire d’Uppsala, en 1922, qu’est né le Rasbiologiska Institutet, l’Institut de biologie raciale, le premier au monde financé par un État, bien avant celui qui allait naître plus tard dans l’Allemagne nazie. Ces « chercheurs », alors, essayaient d’établir scientifiquement la supériorité de la race nordique, notamment par rapport aux autochtones samis. Ceux que l’on appelait alors les Lapons ont été photographiés, mesurés. Leurs squelettes ont été exhumés, étudiés. Une page sombre que la Suède, un siècle plus tard, tente de tourner. « En Suède, la sombre histoire de l’Institut de biologie raciale », un Grand reportage de Frédéric Faux. (Rediffusion du 30 mars 2022)

2022-11-18 12:30:02 Lire l'article

Protéger les forêts du Bassin du Congo, dernier espoir pour la planète

Après l’Amazonie, la forêt du Bassin du Congo est la forêt tropicale la plus étendue au monde. À cheval sur six pays, d’une surface totale de 180 millions d’hectares, le plus grand puits de carbone de la planète capte à lui seul une gigantesque quantité de gaz à effet de serre, ces fameux gaz à l’origine du changement climatique. Alors qu’il est devenu un acteur incontournable de la lutte contre les bouleversements du climat, il est aujourd’hui menacé. « Protéger les forêts du Bassin du Congo, dernier espoir pour la planète », un Grand reportage de Paulina Zidi.

2022-11-16 12:30:02 Lire l'article

De la ferme au biogaz, en route pour la mobilité verte

En France, convertir d’anciens véhicules au biogaz agricole et leur donner une deuxième vie, c’est possible. Tout commence à la ferme avec du fumier de vaches et des déchets alimentaires, à partir desquels on fabrique du biométhane. Ce biogaz est ensuite épuré, mis en bouteilles et intégré dans un véhicule ! En France, près d'un véhicule gaz sur six roule au BioGNV (biogaz naturel véhicule), avec une réduction de 80 % des émissions de CO2.  «De la ferme au biogaz, en route pour la mobilité verte», un Grand reportage d'Ariane Gaffuri.  Sites internet :  - Association des Agriculteurs méthaniseurs de France   - RM GAZ équipements GPL & GNV  - Le 4L Trophy - Réseaux de station Bretagne Mobilité GNV (BMGNV).   Diaporama

2022-11-17 11:10:17 Lire l'article