Grand reportage - Quand le vin suédois prend de la bouteille

Quand on prononce le mot "vin", on pense tout de suite à la France, à l’Italie, à l’Espagne, ou aux vins du nouveau monde, des États-Unis à l’Australie. On ne pense pas, bien sûr, à la Suède. Et pourtant, cela fait vingt ans que des pionniers se battent contre les éléments pour planter de la vigne au sud du royaume scandinave. Des efforts qui commencent à payer : Aujourd’hui, une cinquantaine de viticulteurs vendent leur production. Mieux encore : le climat suédois permet d’obtenir des vins blancs frais, toniques, ce qui devient de plus en plus difficile au sud de l’Europe à cause du réchauffement climatique. Une perspective qui incite de nombreux jeunes à investir dans la vigne. Quand le vin suédois prend de la bouteille, c’est un Grand reportage de Frédéric Faux.

2020-09-24 13:09:03 Lire l'article

Grand reportage - Migrants aux frontières de l’Europe, de Lampedusa à Briançon

Le week-end dernier, les garde-côtes italiens ont secouru une petite embarcation de migrants au large de la Sicile. Sur les 11 personnes parties d’Algérie, une semaine plus tôt, seules 6 étaient encore en vie. Que deviendront les survivants ? Comme beaucoup, ils essaieront peut-être de poursuivre leur route vers d’autres pays d’Europe. Et devront franchir d’autres frontières, y compris dans l’espace Schengen. Aujourd’hui, Grand reportage nous emmène sur la route des migrants de l’Italie à la France. «Migrants aux frontières de l’Europe, de Lampedusa à Briançon». Un Grand reportage de Juliette Gheerbrant, réalisé par Pierre Chaffanjon.

2020-10-21 13:42:50 Lire l'article

Grand reportage - Ruth Bader Ginsburg, la mort d'une icône américaine

Donald Trump a désigné Amy Coney Barrett pour siéger à la Cour suprême. Cette juge aux valeurs très conservatrices de 48 ans occupera le poste laissé vacant par Ruth Bader Ginsberg, décédée il y a dix jours. RBG, comme on l'appelait  aux États-Unis a révolutionné le droit américain. Sa mort a créé une onde de choc dans le pays.  Ruth Bader Ginsburg, la mort d'une icône américaine, c'est le titre de ce 22ème épisode de Washington d'ici, le podcast des radios publiques francophones à Washington. Un épisode présenté par Raphaël Grand de la RTS.

2020-09-29 12:06:15 Lire l'article

Grand reportage - 4 ans de mandat Trump, Cuba à bout de souffle

Il y a eu l’espoir, puis la désillusion. La politique des États-Unis envers Cuba, ces dernières années, a l’effet d’un ascenseur émotionnel et économique !   L’île communiste subit, depuis près de 60 ans, un embargo américain et aujourd’hui, son destin économique n’a jamais été aussi lié à l’issue du scrutin américain dans quelques semaines. À Cuba, la politique de Donald Trump a littéralement asphyxié l’économie, sapant tout espoir d’une ouverture et d’un rapprochement entamé par son prédécesseur Barack Obama. 4 ans de mandat Trump, Cuba à bout de souffle, un Grand reportage de Domitille Piron.

2020-10-12 12:48:40 Lire l'article

Grand reportage - Mexique: des villages sous perfusion de dollars américains

Direction le Mexique où des migrants revenus des États-Unis ont profité de leur bonne fortune pour bâtir des villages florissants. N’en déplaise à Donald Trump. Le président des États-Unis n’ayant de cesse d’attaquer la migration sous toutes ses formes. Depuis des décennies, les habitants de la Sierra Gorda, au centre du pays,  utilisent ainsi au mieux les fruits de leur immigration vers le Nord. «Mexique : des villages sous perfusion de dollars américains», un Grand reportage d’Alix Hardy.

2020-10-26 14:15:13 Lire l'article

Grand reportage - La bataille pour le Mékong

En Asie du Sud-Est, on l'appelle «la mère Rivière», le Mékong, fleuve nourricier, axe de navigation et source d'énergie, traverse 6 pays : la Chine, la Birmanie, la Thaïlande, le Laos, le Cambodge et le Vietnam. Près de 70 millions de personnes en dépendent directement pour vivre. Mais, depuis quelques années, son extraordinaire biodiversité est menacée par le changement climatique, et surtout par des dizaines de barrages hydroélectriques installés tout le long. La zone, parce qu'elle est stratégique, devient l'objet d'affrontements entre les puissances régionales et une nouvelle ligne de front dans la guerre entre les États-Unis et la Chine. La bataille pour le Mékong, c'est un Grand reportage de Carol Isoux.

2020-09-25 14:33:47 Lire l'article

Grand reportage - Wilmington, dans le fief de Joe Biden

Le candidat démocrate réside depuis des décennies à Wilmington, dans le petit État du Delaware. Il y mène l’essentiel de sa campagne depuis le sous-sol de sa résidence du fait de la pandémie de COVID. Joe Biden est une figure connue et appréciée dans la ville, même si Wilmington n’échappe pas aux divisions qui affectent le reste de l’Amérique. Reportage de notre envoyée spéciale permanente aux États-Unis, Anne Corpet. La gare de Wilmington est un petit bâtiment de briques rouges surmonté d’un clocher. Elle porte le nom de Joe Biden. C’est d’ici que, pendant les trente-six années où il a servi au Sénat, l’actuel candidat démocrate a pris le train chaque jour pour se rendre à Washington. Un mois à peine après avoir été élu en 1972, Joe Biden a perdu sa femme Neilia et sa petite fille Naomi, un an, dans un accident de voiture. Il a prêté serment à l’hôpital au chevet de ses deux fils blessés. Ses allers et retours quotidiens dans la capitale fédérale et les épreuves qu’il a traversées ont contribué à forger sa légende. « Le fait que la famille a toujours été ce qui compte le plus pour lui le rend précieux aux yeux d’un grand nombre de personnes ici. Pendant qu’il travaillait chaque jour très dur pour le Delaware et pour le pays, il était important pour lui de rentrer tous les soirs à la maison pour s’assurer que ses fils allaient bien et qu’ils avaient un semblant de vie normale. Et la communauté s’est soudée derrière cette famille », assure Cassandra Marshall, présidente du parti démocrate à Wilmington. « Quand son fils Beau est mort d’un cancer en 2015, les habitants de la ville se sont rassemblés autour de lui. Je pense que l’histoire de Joe Biden montre que c’est un homme qui assumera ses fonctions à n’importe quel moment », ajoute-t-elle. Sandwiches à la viande, pizza au salami et crème glacée Le candidat évoque régulièrement les deuils qu’il a traversés et sait faire preuve d’une sincère empathie auprès des Américains affectés par de douloureuses épreuves. Il cultive aussi depuis des années une proximité immédiate avec les habitants de sa ville, et il suffit de se rendre dans l’un des restaurants fréquentés par la famille Biden, pour confirmer sa popularité. Au Charcoal Steak House, des photos de l’ex-vice-président ornent les murs dans le coin où il se restaure habituellement. L’un des clichés le montre accompagné par Barack Obama. Le décor, tabourets chromés et jukebox individuels disposés sur chaque table, est typique des « diners » américains. Dilruba, serveuse, a eu plusieurs fois l’occasion de rencontrer l’ex-vice-président. « C’est un homme charmant, agréable, facile d’accès », témoigne-t-elle, avant de préciser « Joe Biden vient souvent ici, parfois avec ses petits-enfants. Il aime le sandwich à la viande et nos milk shakes, oui, c’est ce qu’il préfère manger. » Mais c’est dans la pizzeria de Gianni Esposito que Joe Biden a choisi d’annoncer sa candidature à la Maison Blanche. « Sa pizza préférée est celle au salami », annonce le restaurateur, qui se garde bien de prendre parti dans la course à la présidence. « Joe Biden est un homme bien, mais à 77 ans il ferait mieux de rester à la maison et de se reposer », estime Gianni qui assure ne pas encore être décidé sur le candidat pour lequel il votera. « Mes vues politiques sont différentes de celles de Joe Biden, mais si les gens m’entendent parler, ils vont dire que je suis raciste ou fanatique. C’est l’Amérique d’aujourd’hui, on ne peut plus exprimer son opinion. Mon business c’est de vendre des pizzas et je ne veux être l’ennemi de personne. Joe Biden est un homme bien. Mais est-ce que je vais voter pour lui ? Je n’en sais rien… ». Un client intervient, et assène avec certitude que les cours de la bourse chuteront brutalement si l’ex-vice-président parvient à la Maison Blanche. « Pas de politique ici », tranche le patron du restaurant. Erik Anderson, ingénieur de vingt-neuf ans, ne bronche pas en écoutant la conversation. Mais une fois sorti de la pizzeria, il nous confie : « Je suis progressiste. Être de gauche aux États-Unis, c’est souffrir la plupart du temps. J’ai voté pour Bernie Sanders aux primaires démocrates, mais je considère que Donald Trump est une menace très sérieuse pour la démocratie. Je ne suis pas emballé à l’idée de voter pour Joe Biden, je ne suis pas très enthousiaste, mais je sais au moins que c’est un type décent. » Comme beaucoup d’habitants de la ville, Erik a eu l’occasion de croiser l’ex-vice-président. « Je l’ai vu manger une glace à la plage, il discutait avec tout le monde, il avait l’air très accessible », commente-t-il. L’appétit de Joe Biden pour les crèmes glacées est de notoriété publique, il a d’ailleurs été évoqué par ses petites filles lors d’un clip vidéo diffusé pendant la convention démocrate.  Maître-nageur dans un quartier noir  Au coin de Lancaster Street et Dupont Street, des enfants jouent au ballon sur le trottoir. Le quartier est pauvre, en grande majorité peuplée d’Afro-Américains. « J’ai rencontré Joe Biden à mon premier boulot au supermarché Janssen de Greenville », raconte Tyron, 59 ans, assis devant le porche de sa maison, « Il m’a donné cinquante dollars après que j’ai emballé ses marchandises, et il m’a dit de continuer à faire du bon boulot. Il est proche des gens, il aime tout le monde, c’est notre homme ! », lance-t-il joyeusement avant d’assurer « tout le monde dans le quartier va voter pour lui. » Plus loin, Charles Jonson pousse un caddie plein de cannettes vides qu’il ramasse pour gagner un peu d’argent. Il désigne un bâtiment bleu et jaune, au milieu d’un parc : le centre aquatique Joe Biden, fermé en raison de la pandémie. « Il y a très longtemps, il était maitre-nageur là-bas. Il était assis sur la chaise, surveillait les nageurs, et maintenant il est candidat à la présidence ! », s’exclame-t-il. À l’époque, en 1962, Joe Biden était le seul employé blanc de la piscine. Il explique avoir voulu faire ce job pour se rapprocher d’une communauté qu’il ne connaissait pas. « À l’époque, c’était déjà un quartier majoritairement noir. Il s’entend bien avec les Afro-Américains, il n’a jamais eu de haine de pour nous », témoigne Charles Jonson. Mais Jaqueline Coneway, une Afro-Américaine qui fait son jogging autour du parc n’a aucune sympathie pour le candidat démocrate. Elle éprouve même une certaine rancœur, qui date de son enfance. « Lorsque j’étais petite, je devais marcher une heure et demie pour aller à l’école. C’était l’époque où les petits Noirs étaient scolarisés dans les quartiers blancs pour faciliter notre intégration », raconte-t-elle, « beaucoup de Blancs n’étaient pas contents de nous voir traverser leur quartier. Parfois on devait courir, car ils lâchaient leurs chiens sur nous. Nos parents ont tout fait pour obtenir un bus scolaire, mais Joe Biden s’y est opposé. Les gens de couleur comme moi n’étaient pas considérés. Donc non, je ne soutiens pas Joe Biden », lâche-t-elle. Lors du premier débat démocrate pendant les primaires, Joe Biden a été attaqué par Kamala Harris sur son opposition au « busing », destiné à faciliter la déségrégation scolaire. « Le Delaware était resté un État très ségrégué en termes d’éducation. Il y a eu beaucoup de tentatives pour tenter de donner aux enfants de couleur la possibilité d’avoir une bonne éducation, mais la plupart ont été vaines. L’État a attaqué en justice à de nombreuses reprises pour que les choses restent en l’état », rappelle Samuel Hoff, professeur de Sciences politiques à l’Université du Delaware. Et il explique : « l’un des moyens les plus radicaux de déségréguer les écoles aux États-Unis et en particulier dans le Delaware, était de transporter en bus les enfants noirs dans les écoles des Blancs et vice versa. Joe Biden a commencé sa carrière en s’opposant à cela, c’était une position conservatrice. Aujourd’hui, il se défend en disant que c’était une position locale, mais c’était vraiment une position conservatrice. » « Joe Biden est mon héros personnel » Le Claymont Steak shop est un autre petit restaurant fréquenté par le candidat démocrate : c’est là que Joe Biden venait acheter ses sandwiches quand il était lycéen. Il a continué à passer déjeuner pendant les décennies qui ont suivi, et les photos du candidat à la présidence tout sourire aux côtés des employés ont là aussi été affichées. C’est le lieu qu’a choisi Larry Lambert, candidat pour le parti démocrate à la Chambre des représentants du Delaware, pour nous raconter ses liens avec l’ex-sénateur. « J’ai rencontré Joe Biden grâce au travail bénévole que j’effectuais dans ce quartier quand j’étais adolescent. Il me donnait des conseils, c’était très encourageant », se souvient-il, « plus tard, quand j’ai  malheureusement perdu mes parents et mon grand frère, je n’ai plus eu les moyens de payer les frais de l’université. Joe Biden a écrit à la commission financière de l’établissement où je postulais, et grâce à cette lettre, l’université m’a offert deux années de scolarité. Donc c’est grâce à Joe Biden, mon héros personnel, que j’ai été diplômé. » Larry Lambert ne se lasse pas d’évoquer la « chaleur de l’oncle Joe », l’impact que la proximité avec un sénateur a eu sur le cours de sa vie. « Cela m’a vraiment poussé à devenir un politicien aujourd’hui, je souhaite rendre à ma communauté ce qu’il m’a donné. », affirme le jeune Afro-Américain en campagne. Sur le plan politique, Larry Lambert est plus à gauche que son mentor, mais il refuse d’évoquer leurs divergences. « Les différences d’opinion que Joe Biden et moi pouvons avoir sur certains sujets politiques n’ont aucun impact sur mon soutien à sa candidature à la présidence des États-Unis. Je suis le plus gros supporter de Joe Biden que vous pourrez croiser ici. C’est ce qui est magnifique avec le parti démocrate, il y a de la place pour tout le monde. Et grâce aux progressistes, la ligne du parti a bougé sur l’environnement ou le salaire minimum.  C’est ce que j’aime avec Joe Biden : sa capacité à être ouvert, et aller vers les besoins de la communauté », conclut-il. Joe Biden, vendu à la gauche radicale ? Difficile de trouver des ennemis irréductibles du candidat démocrate à Wilmington. Dans le local du parti républicain bien à l’écart du centre-ville, les militants conspuent son programme, mais ne détestent pas l’homme. « Il est sympa, mais moins que Donald Trump. C’est un homme bien, mais c’est un politicien de carrière, et il est lié à tout ce qui ne fonctionne pas à Washington », lance Jeff, venu récupérer des pancartes de campagne «Trump 2020» qu’il compte planter dans son jardin. Le candidat républicain à la Chambre des représentants, Lee Murphy, se targue même d’être un ami de l’ancien vice-président, même si les deux hommes ne se sont pas croisés depuis longtemps. « J’étais conducteur de train, et j’ai connu Joe Biden lors de ses allers et retours quotidiens entre Washington et Wilmington. Parfois il me proposait de me raccompagner chez moi en voiture depuis la gare. Mais ces temps sont révolus. Dans les années 80 et 90, les gens pouvaient être en désaccord, mais tout de même bien s’entendre et rester proches. Je pense que Joe est un bon père de famille, c’est un ami, mais à ce moment précis de l’histoire nous sommes vraiment de deux côtés différents. Je défends la liberté et malheureusement Joe est du côté du socialisme et du contrôle gouvernemental », déplore-t-il avant d’enchaîner, « Joe a toujours voulu être président des États-Unis et c’est évidemment sa dernière chance vu son âge avancé. J’ai horreur de dire cela, mais il s’est complètement vendu à la gauche radicale. C’est très décevant, cela montre sa faiblesse de caractère. Franchement, s’il est élu, il sera contrôlé par les membres radicaux de son parti et c’est très triste. Ce n’est pas la personne que je connaissais il y a trente ans, cela me déçoit. » Dans le petit parc situé le long de la rivière, juste derrière la voie ferrée, un socle vide monté sur un pied en bois suscite les interrogations du visiteur. C’est là qu’était installé un nichoir à oiseaux, représentant d’un côté la gare Joe Biden, de l’autre la Maison Blanche, le tout traversé par un train. Une œuvre de Tom Burke, un artiste local  qui entendait ainsi saluer le parcours politique de l’ancien sénateur de l’État. Mais, la pancarte « roulez avec Biden, ce train est en route pour la gloire » avec laquelle il a posé pour une photographie devant son nichoir, avant de la poster sur les réseaux sociaux, a suscité la colère des propriétaires du parc, qui ont décidé de retirer son œuvre, jugée trop politique. L’anecdote illustre la montée de tension à l’approche du scrutin présidentiel. Malgré son affection pour la famille Biden, Wilmington n’est pas épargnée par la fracture qui divise l’Amérique. « Cette pancarte a été là pendant seulement vingt minutes, je me suis excusé, j’ai admis mon erreur, j’aurais aimé qu’ils ne retirent pas mon nichoir, que les Biden puissent le voir ! », se désole l’artiste qui assure avoir seulement voulu rendre hommage à la célébrité politique locale. Mais, Tom Burke reconnaît sans peine être un fervent soutien du candidat démocrate, et se prend même à rêver « J’espère que mon nichoir sera installé à la Maison Blanche au printemps prochain. ». L’artiste a même une idée précise de l’emplacement souhaité pour son œuvre : à l’endroit où se trouvait la balançoire des enfants de Barack et Michelle Obama, que Donald Trump a fait retirer à son arrivée à la Maison Blanche.

2020-09-22 12:55:45 Lire l'article

Grand reportage - Au Chili, l'espoir d'en finir avec la Constitution de la dictature

Ce dimanche 25 octobre 2020, 14 millions de Chiliens sont appelés aux urnes pour le scrutin le plus important depuis la fin de la dictature, il y a trente ans.  Ils devront dire s'ils souhaitent «oui» ou «non» rédiger une nouvelle Constitution, pour remplacer celle héritée du régime du général Augusto Pinochet, au pouvoir jusqu'en 1990.Ce vote intervient un an après le début d'un mouvement social historique contre les inégalités.Pour de nombreux Chiliens, ce référendum est l'opportunité de mettre fin au modèle économique néo-libéral imposé sous Pinochet, et à la privatisation de nombreux services publics. «Au Chili, l'espoir d'en finir avec la Constitution de la dictature», un Grand reportage de Justine Fontaine, réalisation : Pierre Chaffanjon.

2020-10-23 12:47:59 Lire l'article

Grand reportage - Calais, des migrants sous surveillance

Aujourd’hui, Grand reportage vous emmène dans une ville sur la côte du nord de la France. Calais, en face de l’Angleterre, est un point névralgique pour les migrants de tous horizons. ils sont entre 1 500 et 2 000, venus principalement de la corne de l’Afrique avec une ambition : traverser la Manche et rejoindre la Grande-Bretagne.  En quelques années, la ville s’est transformée, des murs et grillages ont été posés tout autour du port, de la gare TGV pour que les migrants ne puissent traverser la mer, autour des terrains vagues pour qu’ils ne puissent installer leurs tentes. La surveillance aux frontières s’est accrue. Mais, les passages n’ont jamais été aussi nombreux. Et les réseaux de passeurs n’ont jamais aussi bien fructifié. Calais, des migrants sous surveillance. Un Grand reportage d’Alexis Bédu, réalisation : Nicolas Bénita.

2020-10-19 12:54:43 Lire l'article

Grand reportage - 60 ans d'indépendance du Nigeria: un géant sur la brèche

Le 1er octobre 1960, la colonie britannique du Nigeria accède à l'indépendance. Le pétrole vient d'être découvert. Les espoirs sont immenses. Mais d'emblée, l'équilibre est difficile à trouver pour la fédération, composée de trois régions largement autonomes. Pendant des décennies, l'unité du pays -  rapidement menacée par la guerre civile - est maintenue de force par une succession de dictatures militaires. Soixante ans plus tard, les profondes divisions ethniques du pays entravent sa bonne gouvernance. La corruption des élites, l'extrême pauvreté qui touche plus de la moitié des quelque 200 millions d'habitants et l'insécurité ont enfermé le Nigeria dans une histoire qui semble se répéter au point d'entraver le potentiel de la première économie d'Afrique. 60 ans d'indépendance du Nigeria : un géant sur la brèche, un Grand reportage de Liza Fabbian.

2020-10-01 13:38:08 Lire l'article

Grand reportage - Tunisie: le problème de l'alcool frelaté, révélateur des maux d'une société marginalisée

En Tunisie, alors que la crise sanitaire s'aggrave, les problématiques économiques et sociales de l'après-révolution s'affirment de plus en plus, dix ans après le soulèvement qui a mis fin à la dictature. Le problème de la consommation d'alcool frelaté a été remis dans le débat, avec un fait divers en mai 2020 qui a ébranlé l'opinion publique. Plus de soixante personnes ont été intoxiqués au Quarres, une eau de cologne que les plus défavorisés ont l'habitude de boire, car moins cher que le vin ou la bière. Sept personnes sont mortes, sans compter d'autres décès au cours de l'été, avec des causes similaires. Cette eau de cologne, vendue souvent au noir est parfois mal mélangée et trop concentrée en méthanol, créant aussi des effets secondaires néfastes. La mort de ces consommateurs, pour la plupart des jeunes, a ému l'opinion publique en Tunisie, mais elle a révélé aussi les problèmes de pauvreté, d'addiction et de marginalisation qui continuent de sévir dans le pays, malgré une transition démocratique en cours.  Tunisie: le problème de l'alcool frelaté, révélateur des maux d'une société marginalisée, un Grand reportage de Lilia Blaise. 

2020-10-09 13:35:24 Lire l'article

Grand reportage - Coronavirus en RDC, paroles de Congolais

Grand Reportage vous emmène aujourd'hui en RDC pour une plongée dans le quotidien des Congolais face au coronavirus. Pendant des mois, les membres du réseau participatif ePOP, un réseau de jeunes citoyens créé par RFI Planète Radio, ont promené leur micro de Kinshasa à Bukavu, de Matadi à Uvira, pour donner la parole à des femmes et des hommes qui se racontent et témoignent sur leur vie bouleversée par la pandémie.  "Coronavirus en RDC, paroles de Congolais", un Grand reportage de RFI Planète Radio, coordonné par Florence Morice.

2020-10-14 14:58:43 Lire l'article

Grand reportage - Pakistan, des entremetteuses controversées au service de la tradition

Direction le Pakistan, le pays des Purs où se marier est rarement une affaire d'amour. Les rishta aunties sont les entremetteuses qui aident les familles à trouver la meilleure brue ou le meilleur gendre, selon leur appartenance sociale et selon leur caste.  Ces marieuses traditionnelles sont de plus en plus décriées et de nombreuses femmes leur préfèrent les sites de rencontre sur internet où elles n'ont pas à faire face au jugement acerbe de ces tanties qui sont loin d'être toujours tendres et bienveillantes. 

2020-09-30 13:12:12 Lire l'article

Grand reportage - La Pologne, refuge de l'opposition biélorusse

Après avoir vu Emmanuel Macron la semaine dernière et Angela Merkel hier (6 octobre), Svetlana Tikhanovskaïa s'adresse aujourd'hui par visioconférence aux députés de la Commission des Affaires étrangères de l'Assembée nationale française. La concurrente d'Alexandre Loukachenko à la présidentielle du 9 août 2020 en Biélorussie vit aujourd'hui en exil à Vilnius. La Lituanie comme la Pologne sont les fiefs de l'opposition biélorusse en exil, position qui vise à faire libérer les prisonniers politiques, mettre fin aux répressions et organiser une nouvelle présidentielle. Alors que les manifestations contre la réélection controversée contre l'indéboulonnable Alexandre Loukachenko vont rentrer dans leur 3ème mois, de Varsovie ces détracteurs se mobilisent.   Diaporama

2020-10-07 13:27:24 Lire l'article

Grand reportage - USA: la droite religieuse, base fidèle de Donald Trump

C'est la base électorale la plus fidèle de Donald Trump. Les évangéliques blancs ont voté pour lui à plus de 80% en 2016. Pendant ses quatre années au pouvoir, le président américain n'a cessé de prendre les décisions dont la droite religieuse américaine rêvait depuis des années. À l'approche de la présidentielle, ces ultra-conservateurs semblent toujours faire bloc derrière le président américain. C’est l’un de ces grands meetings politiques comme Donald Trump les aime tant. Une particularité néanmoins. Cette fois-ci, sur scène, le président des États-Unis est entouré de 7 pasteurs évangéliques. Tous ont les mains posées sur lui et prient pour sa réélection, le 3 novembre 2020. Nous sommes dans une megachurch, comme les appellent les Américains à Miami, la méga-église apostolique King Jesus du téléévangéliste, Guillermo Maldonado, ardent soutien de Donald Trump. Dans cette méga église de Floride, 7 000 personnes sont venues écouter leur héros, le président américain. Beaucoup sont enroulés dans des drapeaux Trump 2020 et portent sur la tête la fameuse casquette rouge « Make America Great Again ». Nous sommes en janvier 2020, avant la pandémie de coronavirus. Ce meeting politico-religieux sonne le lancement de la coalition des évangéliques pour Donald Trump. Le président milliardaire a fait le déplacement en personne pour soigner cette droite religieuse devenue le cœur de sa base électorale, et le pasteur Maldonado ne s’y trompe pas. Dans sa prière de bénédiction enflammée, main sur la Bible, il appelle ses milliers de fidèles à voter pour lui confier un second mandat. Pasteur Maldonado : « Notre Père, nous prions pour que tu donnes du courage au président ». Une prière aux accents très politiques devant 7 000 fidèles. Tous ont les mains levées tournées vers le président Trump, tête baissée, yeux fermés en signe de piété.« Quatre années de plus à la Maison », chantent en chœur les fidèles. Car tous ici en sont convaincus, Donald Trump est leur meilleur allié, mais comment ce président trois fois marié, ce président qui propose d’attraper les femmes par leurs parties génitales, ce président accusé de multiples agressions sexuelles, qui achète le silence d’actrices pornographiques qui l’accusent de relations sexuelles extra-maritales, comment ce Donald Trump incapable de citer la Bible est-il parvenu à s’ériger en égérie des chrétiens ultra-conservateurs américains ?Dans sa prière, le pasteur Maldonado offre un début d’explication : « Oh non, il ne prétend pas être parfait, dit le pasteur, mais Seigneur, dit-il, fais qu’il soit pour nous le Cyrus de notre temps ».Ce religieux compare Donald Trump à une figure oubliée de l’Ancien Testament,  le roi Cyrus de Perse, un roi lui aussi très imparfait, mais un roi choisi par Dieu pour sauver le peuple juif. La comparaison a été théorisée par Lance Wallnau,  figure évangélique américaine. Elle est depuis reprise par toute la droite religieuse. Selon cette théorie de Cyrus, non seulement ses nombreuses imperfections ne disqualifiraient pas Donald Trump, mais au contraire ses outrances sont la preuve que Dieu l’a choisi pour en faire son messager, comme il l’avait fait avec Cyrus. Explications avec André Gagné, professeur en Études théologiques à l’Université Concordia au Canada, auteur d’un récent ouvrage sur le sujet : Ces Évangéliques derrière Trump. « Comparer Trump à Cyrus, ça légitime l’idée que Dieu peut choisir quelqu’un d’imparfait pour accomplir sa volonté. Ces évangéliques qui soutiennent Trump sont très conscients que Trump n’est pas parfait. On a vu des figures importantes du monde évangélique comme Franklin Graham, par exemple, tenter de défendre Trump en disant que Trump n’est pas parfait, mais que Dieu choisit justement des individus pêcheurs. Certains comparent aussi Trump au Roi David. Ce très grand roi de la Bible avait commis l’adultère, et avait même tué le mari de la femme avec laquelle il avait commis l’adultère. Là encore, il s’agit de prouver que Dieu peut choisir des individus imparfaits comme Trump pour accomplir sa volonté. Et c’est le but de cette lecture typologique, analogique des textes bibliques ». Retour dans la megachurch King Jesus de Miami, c’est au tour d’une femme pasteure de mener la prière. Dans sa robe rose montée sur ses escarpins, Paula White, blonde platine, électrise la foule comme une chanteuse pop. C’est elle la figure évangélique la plus proche de Donald Trump. Paula White affirme être à l’origine de son retour à la religion. Entre eux, tout a commencé en 2002 par un simple coup de fil après l’une de ses interventions sur une chaîne de télévision chrétienne. Pasteur Paula White, conseillère spirituelle du président Trump : « Il y a presque 19 ans, j’ai reçu un appel à l’improviste, c’était Monsieur Trump qui n’était encore qu’un entrepreneur. Il venait de me voir sur une chaîne chrétienne. Non seulement j’ai eu le privilège de prier pour l’accompagner dans sa destinée, mais je l’ai aussi entouré de personnes de foi jusqu’à le voir devenir le 45ème président des États-Unis ».  Nommée conseillère spirituelle personnelle du président, Paula White a désormais son bureau à la Maison Blanche. Pasteur Paula White, conseillère spirituelle du président Trump : « C’est l’œuvre de Dieu. C’est certain ». C’est elle qui a eu l’honneur de prononcer la prière, lors de l’investiture du président en 2016. Quelques mois avant sa victoire, Paula White avait réussi à fédérer, malgré leurs divergences, plusieurs grands noms de l’évangélisme américain derrière la candidature de Donald Trump. Pourtant, Paula White est loin de faire l’unanimité dans le milieu. Certains évangélistes l’accusent même d’être une hérétique et un charlatan. Car Paula White appartient à un courant très contesté, la théologie de la prospérité. Un télévangélisme, pur produit du capitalisme américain au mantra très simple : les fidèles doivent enrichir leur pasteur pour recevoir en retour une rétribution financière de Dieu. C’est le message que Paula White envoie tous les jours ou presque à ses fidèles en leur demandant de lui envoyer de l’argent, lors de ses interventions sur les chaînes cablées évangéliques, un argent que la loi américaine exempte de toute imposition. Paula White : « Beaucoup donnent une journée de salaire, certains une semaine, d’autres donnent un mois de salaire ! Parce que nous savons que tout revient à Dieu. Pour votre premier don de 50 dollars ou plus, je vous donnerai un exemplaire de mon livre et un objet pieux. Mais si vous donnez 75 dollars ou plus, alors je vous donnerai en plus un calendrier très spécial avec un rappel de toutes les promesses de Dieu tout au long de l’année. Car Dieu a un projet de vie pour vous. Que ce soit pour vos amis, vos finances, vos rêves et tout dans votre vie. Alors cliquez vite sur ce lien pour honorer Dieu avec une première donation ». Paula White est un pasteur millionnaire qui vit dans un immense ranch en Floride, n’hésite pas à s’afficher au volant de sa Lamborghini décapotable, ni à voyager en jet privé. Le luxueux train de vie de la sulfureuse conseillère spirituelle du président lui a valu de faire l’objet d’une enquête du Sénat américain, en 2007, pour détournement de fonds mais, selon l’universitaire André Gagné, Paula White et Donald Trump avaient tout pour s’entendre. André Gagné : « Paula White est une outsider qui a réussi à percer. Et Donald Trump lui aussi est un outsider politique. C’est intéressant de voir comment ces deux outsiders ont réussi à s’allier pour arriver finalement à influencer politiquement les États-Unis en ralliant des pasteurs qui ne sont pas nécessairement du même point de vue théologique, mais qui ont une cause commune : le retour aux valeurs judéo-chrétiennes, la lutte contre l’avortement, l’opposition aux droits des personnes LGBTQ, c’est ça qui constitue la droite chrétienne ». Cette alliance entre Donald Trump et la droite religieuse ressemble à un échange de bon procédés. En 2016, 81% des évangéliques blancs ont voté pour lui, la proportion semble équivalente au bout de ses 4 ans à la Maison Blanche car, dans son exercice du pouvoir, le président a scrupuleusement soigné cette droite religieuse, comme il le rappelle ce jour-là dans la megachurch de Miami. Donald Trump : « Les évangéliques et les chrétiens de toutes dénominations savent qu’ils n’ont jamais eu meilleur défenseur que moi à la Maison Blanche. Jamais. Nos opposants veulent éliminer Dieu de l’espace public pour pouvoir imposer leur agenda extrémiste, anti-religion et socialiste. Mais nous, Dieu est de notre côté. Le 3 novembre 2020, c’est la date ! Nous allons remporter une nouvelle victoire monumentale. Une victoire pour Dieu et la famille. Pour la foi et la liberté. » André Gagné : « Trump a réussi à les embobiner. Et en même temps, leur rapport est quand même vraiment transactionnel. Trump écoute cette base électorale et toutes ses décisions politiques sont influencées par la droite chrétienne. Trump n’a pas le choix s’il veut rester au pouvoir car il dépend énormément de cette base évangélique. Il ne faut pas oublier qu’aux États-Unis, il y a actuellement environ 95 millions d’évangéliques. Alors tous bien sûr n’ont pas voté pour Trump, mais  ceux qui l’ont fait ont réussi à placer Donald Trump au pouvoir sans même gagner le vote populaire. Il ne faut pas sous-estimer cette base électorale que constitue pour Trump la droite chrétienne, sa capacité de mobilisation est phénoménale ». Donald Trump : « Dès le jour de mon élection, la guerre du gouvernement contre la religion s’est brutalement arrêtée ! » Et dans la sphère évangélique américaine, Donald Trump compte un autre soutien de poids. Robert Jefress, pasteur de la First Baptist Chruch de Dallas, chante les louanges du président presque tous les jours sur Fox News, devenu le principal canal de propagande trumpiste aux États-Unis. Et quand on demande au pasteur Jefress pourquoi les évangéliques blancs soutiennent aussi fermement Donald Trump. Le pasteur texan répond en trois points.sans hésiter. Robert Jefress : « C’est en raison de ses mesures pour la liberté religieuse, du transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem et de ses nominations de juges conservateurs. On est engagé dans une bataille. Ce n’est plus juste une bataille entre démocrates et républicains, mais c’est une bataille entre le Bien et le Mal. Regardez les démocrates, tous leurs candidats sont pour l’avortement sans limite. Nous, on pense que ce n’est pas seulement mauvais, c’est barbare. C’est pour ça qu’on a besoin d’un président comme Donald Trump qui est pro-vie, pro-religion et du bon côté de Dieu. Et je l’ai dit au président, vous aurez une victoire encore plus large chez les évangéliques en 2020 qu’en 2016 ».Très proche de Donald Trump, le Pasteur Jefress est membre de la White House Faith Intiative, une structure créée par l’administration Trump pour conseiller le président sur les questions religieuses, notamment en matière de politique étrangère. Comme la plupart des évangéliques américains, Robert Jefress est un chrétien sioniste. En 2018, il était d’ailleurs l’un des deux pasteurs invités à prononcer la prière inaugurale de la cérémonie d’inauguration de l’ambassade américaine à Jérusalem, un évènement constamment cité comme l’un des plus marquants du mandat Trump par les évangéliques qui le lient à une prophétie biblique annonciatrice, selon eux, du retour de Jésus sur Terre, comme l’explique le chercheur André Gagné. André Gagné : « Israël est extrêmement important pour les évangéliques car pour eux, Israël est le peuplé élu de Dieu. Ils se basent sur des textes de l’Ancien Testament pour arriver à cette conclusion. Et c’est pour ça qu’il y a un soutien indéfectible à Israël et un soutien face à ses ennemis comme l’Iran, par exemple. Car dans la pensée évangélique, ceux qui bénissent Israël seront bénis par Dieu et ceux qui maudissent Israël seront maudits par Dieu. Ils rentrent dans une alliance avec Israêl pour s’assurer que Dieu continue de bénir les États-Unis. Par ailleurs, il y a aussi toute une lecture eschatologique autour d’Israël, toute une idéologie de la Fin des Temps, et de ce qu’ils croient être annonciateur de la seconde venue du Christ sur Terre pour établir un royaume éternel. Ils font une lecture géopolitique de ce qu’ils voient comme étant des prophéties bibliques. Et en même temps, ils sont en fait très antisémites, parce que ce fantasme eschatologique s’inscrit aussi dans la perspective de convertir les Juifs à la religion chrétienne. Parce que selon leur lecture des prophéties bibliques, les Juifs, dans les derniers jours, reconnaîtront Jésus Christ, comme leur Messie ». Et selon André Gagné, c’est toute l’administration Trump qui est influencée par de cette droite religieuse américaine, avec des hommes comme Mike Pence, un vice-président qui se définit lui-même comme chrétien, conservateur et républicain dans cet ordre.Mais aussi Mike Pompeo, secrétaire d’État et lui aussi évangélique convaincu. André Gagné : « Mike Pompeo dit lui-même qu’il mène sa politique en s’appuyant sur la Bible. Il consulte régulièrement la Bible. La Bible est son livre de chevet. Lors d’une rencontre dans une église en 2015, il disait attendre avec impatience ce qu’on appelle « l’enlèvement » de l’Église, ce qu’on appelle « the rapture » dans les milieux évangéliques. C’est un texte que l’on retrouve dans une des épitres du Nouveau Testament et qui explique qu’un jour, le Christ va revenir chercher les siens sur Terre pour les emmener avec lui, c’est « the rapture ». Et cet « enlèvement de l’Église » est vu par certains évangéliques, comme un signe de la Fin des Temps. Mike Pompeo le dit sans s’en cacher, il croit à cette prophétie. Et il est le secrétaire d’État américain. Il est certain que ça façonne sa politique ». Mais au-delà de sa politique étrangère, ce qui vaut à Donald Trump le soutientindéfectible des évangéliques, c’est aussi sa politique anti-avortement. En 4 ans, le président aura nommé pres de 300 juges fédréaux à vie, des juges conservateurs et jeunes capables de transformer durablement la société américaine. Donald Trump : « On a des juges qui sont très jeunes. Ils sont pour là pour au moins 40 ans !  L’extrême gauche essaie de remplacer la religion par l’État et Dieu par le socialisme. Nous, on croit en la liberté religieuse et dans le droit à la vie ». André Gagné : « Le parti démocrate est caractérisé comme étant sous emprise satanique ou démoniaque. C’est une manière de dire que ce parti n’est pas capable de gouverner le pays. Et on veut cette rhétorique émerger chez des pasteurs influents qui ont des milliers d’adeptes. Du coup, il y a une atmosphère de crainte et de peur qui se crée dans ces groupes ultra-conservateurs qui se disent qu’il faut se défendre, qu’il faut prendre les armes s’il le faut. Et on a la Constitution avec nous pour conserver nos armes et nous défendre. La rhétorique utilisée est une rhétorique de guerre, de mobilisation, de conflit spirituel. Et cette démonisation de l’adversaire ne fait que jeter de l’huile sur le feu. Et il ne faudrait pas s’étonner de finir par les voir se ranger du côté de ceux qui entameraient des actions violentes ». Et avec la nomination probable d’un troisième juge conservateur par Donald Trump à la Cour Suprême, le droit à l’avortement n’a jamais été aussi menacé depuis sa légalisation, avec l’arrêt Roe V Wade en 1973. Dans cette bataille de l’avortement, le parti démocrate est présenté par les pasteurs évangéliques proches du président comme le parti anti-Dieu, un discours qui creuse encore un peu plus la division entre deux Amériques, explique André Gagné. En attendant, tous les États-Unis sont suspendus aux bulletins de santé du médecin de Donald Trump, depuis l’annonce de son test positif au coronavirus. Le président a sans doute contracté la maladie, lors de la cérémonie de présentation sans masque à la Maison Blanche, de sa candidate pour la Cour Suprême, Amy Coney Baret. Une cérémonie à laquelle sa conseillère spirituelle a participé sans masque elle aussi. Sur internet, Paula White organise depuis des prières pour le président américain et la pasteur de la Maison Blanche l’assure, Donald Trump guérira du coronavirus par la force de la prière.

2020-10-06 13:27:30 Lire l'article

Grand reportage - La police réformée de Camden, modèle d’un futur proche américain?

Défendre la police, le mot d'ordre aux États-Unis lancé au lendemain de la mort de George Floyd à Minneapolis change d'orientation. Donald Trump a tenté d'instrumentaliser ce mot d'ordre pendant la campagne électorale, en brandissant le spectre de l'insécurité. Mais, pour ne pas faire peur aux électeurs, on parle plutôt maintenant de repenser la sécurité publique, une idée reprise par Kamala Harris, la co-listière de Joe Biden. Et il y a déjà un exemple de réforme de la police dans le New Jersey.  La police réformée de Camden, modèle d’un futur proche américain ?, un Grand Reportage de Carrie Nooten.

2020-10-22 15:31:34 Lire l'article

Grand reportage - Présidentielle en Guinée: sur la route des promesses

À 3 jours de l'élection présidentielle en Guinée qui verra s'affronter 11 candidats au président Alpha Condé qui brigue un troisième mandat, après un changement controversé de Constitution, Grand Reportage revient sur les années écoulées, les promesses formulées par Alpha Condé en 2015, alors candidat à sa réélection (électrification, redistribution des revenus miniers, emplois des jeunes). Quel est le bilan économique de la décennie ?

2020-10-15 16:20:12 Lire l'article

Grand reportage - ONU: coulisses d’une Assemblée générale extraordinaire

C’est généralement la semaine la plus attendue dans l’agenda diplomatique: tous les dirigeants qui le peuvent se ruent à New York, mi-septembre, pour l’Assemblée générale de l’ONU. L’occasion de faire entendre leurs vues, et de négocier entre deux couloirs plus efficacement et discrètement. Les délégations se font nombreuses autour du chef d’État, étant donné l’attrait de la grosse pomme pour le shopping et les spectacles. La police de New York est sur les dents, et boucle le quartier bruyamment. Et pour peu que vous tombiez dans un embouteillage causé par la visite du président américain, vous avez perdu votre journée. Rien de tout ça cette année. New-York a mis très longtemps pour sortir de sa torpeur, et les Nations unies ont mesuré tout ce qu’il y a de déraisonnable à faire voyager des diplomates de 193 pays en pleine pandémie. Alors qu’elle fête ses 75 ans cette année, les couloirs de l’organisation sont quasi déserts… et les salles de réunions sont quasiment toutes virtuelles. ONU, coulisses d’une Assemblée générale extraordinaire, c’est un Grand Reportage de Carrie Nooten.

2020-09-21 13:37:23 Lire l'article

Grand reportage - La rue bulgare dénonce un gouvernement mafieux

Ils réclament la démission du gouvernement et l'instauration d'un Etat de droit. Depuis le 9 juillet 2020, les Bulgares manifestent dans les rues de Sofia, la capitale. Soutenus par une majorité de la population, les rassemblements sont devenus moins importants que pendant l'été. Mais, toutes les 2 à 3 semaines, de grandes manifestations sont organisées qui réunissent des milliers de personnes dans les rues de Sofia.

2020-10-08 14:45:44 Lire l'article

Grand reportage - Grèce - Turquie: tensions en mer, inquiétude à terre

Jamais, les tensions entre la Grèce et la Turquie n’ont duré aussi longtemps. Bateaux et avions turcs sur le territoire maritime et aérien grec, des armées qui se déploient dans la Méditerranée orientale. Coups de pression, menaces voilées, puis directes entre Athènes et Ankara. L’histoire des deux pays est jalonnée depuis des dizaines d’années de ces moments de tensions, d’affrontement parfois, jusqu’à l’incident militaire, mais cette fois-ci tout le monde a bien du mal à entrevoir le chemin de la désescalade. Grèce - Turquie: tensions en mer, inquiétude à terre, c’est un Grand reportage d’Anissa El Jabri.

2020-09-17 12:44:03 Lire l'article

Grand reportage - Le Covid-19 menace les peuples indigènes de Colombie

Alors que la Colombie poursuit son déconfinement, depuis le 1er septembre 2020, Le virus commence tout juste à atteindre les communautés indigènes qui attendent un pic pour octobre ou novembre 2020.  Fin septembre 2020, l'organisation nationale des autochtones, annonçait plus de 30 000 cas confirmés et plus d’un millier de morts.  Le Covid-19 menace les peuples indigènes de Colombie, un Grand reportage de Najet Benrabaa.  

2020-10-05 13:44:36 Lire l'article

Grand reportage - Le virus de la désinformation touche le Mexique

L’émission Grand Reportage se penche aujourd’hui sur un phénomène mondial : la désinformation. Dans le sillage de la pandémie de coronavirus, cette « autre épidémie » n’épargne aucun pays, et peut avoir de graves conséquences. Illustration au Mexique, où les infox ont aggravé la crise de confiance entre les citoyens et leurs institutions.

2020-09-28 12:55:12 Lire l'article

Grand reportage - Si le Texas devient démocrate, Joe Biden devient président

À 2 semaines de la présidentielle américaine, les États qui feront le président retiennent l’attention des médias et des 2 candidats, Joe Biden et Donald Trump. Exemple, le Texas. Un État traditionnellement classé conservateur et donc républicain, mais les cartes sont en train d’y être redistribuées et le Texas pourrait finir par voter en majorité pour les démocrates. Les inscriptions sur les listes électorales augmentent, le vote anticipé bat des records.  « Si le Texas devient démocrate, Joe Biden devient président », c’est le Grand Reportage de Thomas Harms. ► À lire aussi : Les marchés américains parient sur une victoire de Joe Biden.

2020-10-20 13:29:11 Lire l'article

Grand reportage - Le charme des trains de nuit

Partir un soir de quelque part et se réveiller le matin ailleurs, après avoir traversé la France, c'était l'un des charmes des trains de nuit qui ont pratiquement disparu du paysage depuis une dizaine d'années. Voilà que deux lignes sont aujourd'hui relancées car les trains de nuit ont toujours la cote auprès des voyageurs, et suscitent même un étonnant engouement.  Le charme des trains de nuit, c'est un Grand reportage de Stéphane Geneste.

2020-09-23 14:32:57 Lire l'article